Publié le: 01 février 2018

L'Écho-Marché

 

L'Écho-Marché est le bulletin mensuel du Service d’information sur les marchés. Il fait le point sur les événements du mois qui ont fait réagir le marché des grains. Il est publié le premier jour ouvrable de chaque mois.


Dernière édition : Janvier 2018

Date de publication : 1er février 2018

 

LE RAPPORT MENSUEL DE l’USDA SUR L'OFFRE ET LA DEMANDE

MAÏS

Les inventaires de début d’année se sont accrus de 2 millions de boisseaux (Mbu) en raison d’une correction à la hausse de la demande fourragère de 4 Mbu, partiellement compensée par une baisse de la demande industrielle de 2 Mbu pour l’année dernière. Les superficies ensemencées ont reculé de 0,2 million d’acres (Mac) et celles qui sont récoltées ont diminué de 0,4 Mac. Toutefois, les rendements se sont intensifiés de 1,2 boisseau à l’acre (bu/ac), ce qui a augmenté la production de 26 Mbu, se situant à 14,604 milliards de boisseaux (Gbu). La demande industrielle s’est renforcée de 10 Mbu, mais la demande pour les fourrages a chuté de 25 Mbu. Tout ça a entraîné une croissance des stocks de 40 Mbu, mais le prix moyen s’est redressé de 5 ¢ US/bu, se situant à 3,25 $ US/bu.


Sur l’échiquier mondial, les stocks se sont élevés de 2,49 millions de tonnes (Mt), ce qui s’explique par une augmentation des inventaires de début au Brésil, occasionnée par un ralentissement des exportations de 1 Mt en 2016-2017, et par un déclin de la demande mondiale.

 

SOYA

Il y a eu un léger ajustement des inventaires de début : une hausse de 1 Mt. La baisse des rendements de 0,4 bu/ac, conjuguée à une diminution de la production de 33 Mbu, semble avoir capté l’attention du marché; la production a atteint 4,392 Gbu. La demande pour la trituration a augmenté de 10 Mbu, mais les exportations ont chuté de 65 Mbu, ce qui a accru les inventaires de 30 Mbu, les situant à 470 Mbu. La fourchette de prix s’est resserrée de 20 ¢ US/bu aux extrémités, mais le prix moyen est demeuré le même à 9,30 $ US/bu.


À l’international, on note une faible hausse des inventaires de 0,25 Mt, ce qui cache un gain de la production de 2 Mt, des exportations de 2 Mt également, au Brésil, et un déclin de la production de 1 Mt en Argentine, en plus des changements apportés aux États-Unis.

 

BLÉ

Il y a quelques variations par rapport au mois passé aux États-Unis : une augmentation des importations de 5 Mbu, un recul de la demande pour la semence de 4 Mbu, et surtout, une chute de 20 Mbu pour la demande fourragère. Tout cela a donné une hausse des inventaires de 29 Mbu.


Au niveau mondial, les stocks de fin ont diminué de 0,4 Mt. Toutefois, quelques ajustements intéressants ont été apportés. En Russie, la production s’est accrue de 2 Mt, la demande russe s’est intensifiée de 1 Mt et les exportations ont bondi de 1,5 Mt. En Union européenne, la production a décliné de 0,9 Mt et les exportations se sont repliées de 1,5 Mt. En Australie, les exportations ont plongé de 1,5 Mt.

 

* Prévisions

Source: USDA - 12 janvier 2018


  

L'OFFRE D'ACHAT D'ADM À BUNGE

Des rumeurs crédibles ont circulé dans les médias concernant une offre d’achat de Bunge par ADM : les deux compagnies n’ont toutefois pas confirmé cette information. Ce serait une autre concentration de grandes entreprises agricoles mondiales dans un contexte de faible prix des grains et de marges de profit très minces. Pour ADM, cette acquisition serait une manière d’agrandir son territoire, car Bunge est le principal exportateur de grains au Brésil, et également de renforcer sa compétitivité face à la compagnie chinoise COFCO.

 

L'ÉTAT DE L'AMÉRIQUE DU SUD

Les conditions climatologiques sont restées relativement stables en janvier. L’Argentine est demeurée sèche, ce qui minera la prochaine récolte de maïs et de soya. Le Brésil a reçu des quantités appréciables dans tout le pays. Le seul point négatif est un retard dans la première récolte et les semis pour la culture safrinha. Toutefois, il est encore beaucoup trop tôt pour juger de ce retard.

En ce qui a trait aux devises, le réal brésilien s’est fortement apprécié lorsque l’ancien premier ministre du Brésil a perdu sa cause en appel. La conséquence sur les marchés boursiers a été immédiate. Depuis la mi-décembre, la valeur du réal brésilien a grimpé d’environ 5,2 %. En Argentine, le peso argentin s’est fortement dévalué ces deux derniers mois : comparativement à la mi-décembre passée, la monnaie argentine s’est dépréciée de près de 12,2 %.

 

LE DOLLAR CANADIEN

Le dollar canadien s’est raffermi depuis la mi-décembre, passant de 78 ¢ US à 81,50 ¢ US. Les bonnes performances de l’économie canadienne ont permis un troisième redressement du taux directeur à 1,25 %. La remontée de l’or noir n’est pas étrangère à l’appréciation de la monnaie canadienne. Le baril de pétrole est passé de 57,42 $ US au début de décembre aux alentours de 64,34 $ US en janvier. Les conflits politiques en Iran, un hiver particulièrement froid un peu partout dans le monde et la baisse du dollar américain expliquent la remontée de cet hydrocarbure. Finalement, la chute du billet vert a contribué à redresser la devise canadienne. Son indice (basé sur un panier de devises) est passé de 93,026 à 88,826. Ce déclin de la monnaie américaine peut être attribué aux inquiétudes quant à la réforme fiscale de la Maison-Blanche, aux craintes face aux politiques protectionnistes du président, et au commentaire de Steven Mnuchin, le secrétaire du Trésor, concernant les avantages d’un dollar faible pour les exportations des États-Unis. Cette forte fluctuation de la devise canadienne démontre bien son imprévisibilité. Toutefois, sur le long terme, le dollar canadien devrait se raffermir, à moins d’un incident politique important, comme la sortie des États-Unis de l’ALENA, ce qui demeure une éventualité.

 

LE MARCHÉ LOCAL

Les bases pour une livraison immédiate se sont stabilisées pour le maïs et se sont accrues pour le soya. Elles ont varié entre 1,44 et 1,50 $ CA/bu (47 et 54 ¢ US) pour le maïs, et sont passées de 1,97 $ CA/bu (-33 ¢ US/bu) à 2,10 $ CA/bu (-18 ¢ US/bu) pour le soya. Le niveau des bases demeure relativement élevé pour les deux grains.

 


LES PRIX LOCAUX

Le tableau et le graphique suivants présentent l'évolution du prix au comptant du maïs et du soya par période de livraison.

1- MAÏS ET SOYA

 Source: Marché local (FAB Ferme), PGQ - au 1er février 2018


 

SourceMarché local (FAB Ferme), PGQ - au 1er février 2018

 

2- CÉRÉALES

Le tableau suivant indique l’évolution du prix courant des céréales et de celui du canola au cours des derniers mois. En consultant directement les diffusions du marché local, vous pourrez observer les prix minimums et les maximums.

Évolution du prix courant des céréales et du canola par mois


 Source: Marché local (FAB Ferme), PGQ - au 1er février 2018


 

Rapports à surveiller en février:

 


 

Service de l'information sur les marchés

Téléphone: 450 679-0540

 

 

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