Un été chaud et sec pour les grains - 29 août 2018

Un été chaud et sec pour les grains

Chronique Les tendances de la Terre de chez nous publiée le 29 août 2018

Par Étienne Lafrance, agent d'information sur les marchés

 

L’été a été chaud et sec au Québec, tout particulièrement pour les cultures végétales. Les fourrages ont fait les manchettes en raison d’un déficit important de la production locale, mais qu’en est-il de celle des grains dans la Belle Province?

Selon le rapport de l’état des cultures rédigé par La Financière agricole du Québec (FADQ), en date du 14 août, le battage des céréales est fortement en avance. Comparativement à la moyenne des quatre dernières années, les récoltes sont complétées à 6 % pour l’avoine (+6 %), à 29 % pour le blé (+26 %) et à 15 % pour l’orge (+15 %).

Malgré un bon départ dans la plupart des régions du Québec, les producteurs de la Côte-Nord, de la Gaspésie‒Îles-de-la-Madeleine et du Saguenay‒Lac-Saint-Jean amorceraient leurs récoltes deux semaines plus tard. Selon certains acheteurs consultés au cours des derniers jours, la qualité serait excellente et les rendements varieraient d’une région à l’autre et même d’un champ à l’autre.

D’après les données du Système de recueil et de diffusion de l’information (SRDI), les prix du blé fourrager et du blé pour la consommation humaine sont présentement égaux. C’est pourquoi les agriculteurs qui espéraient vendre leur blé à un prix plus élevé pour la consommation humaine à la récolte risquent d’être déçus.

Toujours selon le rapport de la FADQ, le temps chaud et sec semble avoir eu un impact moins important sur le maïs et le soya. Ces cultures ont pu tirer profit des pluies des dernières semaines pour accélérer leur croissance végétale. De l’avis des agriculteurs questionnés par les Producteurs de grains du Québec, l’état du maïs et du soya serait très variable et les rendements pourraient être légèrement inférieurs à la moyenne.

Pourtant, en analysant la carte météo des 30 derniers jours d’Agriculture et Agroalimentaire Canada, on peut constater que les précipitations ont été autour de la moyenne. Toutefois, les températures chaudes ont sûrement augmenté le besoin en eau des plantes. On devra donc attendre le rapport de Statistique Canada publié le 31 août prochain pour avoir des données plus précises sur les rendements au Québec.